jeudi 16 février 2006
Faut-il pendre les architectes ?
C'est celui qui dit qui est et c'est pas moi qui l'ai dit !
D'accord, ce livre n'est pas trop dans l'actualité des sorties littéraires, mais comme un tel brûlot sur le sujet n'a plus été publié depuis ... et ne sera plus publié pendant un moment, si j'en crois mon petit doigt, autant y revenir pour enfoncer le clou dans le mur en béton armé brut de décoffrage ...
Il y a beaucoup beaucoup beaucoup de choses vraies, intéressantes, drôles, pertinentes, etc, etc, dans ce livre. Il fallait pourtant bien choisir un extrait ... et bien, je n'y arrivais pas jusqu'à la lecture du billet de thco ... Bruxelles ... ses pavés disjoints ... son habitat non adapté aux précipitations ... et ... son façadisme ...
" Le principe en est simple, il consiste à ne conserver [...] que la façade d'un immeuble par souci de continuité historique et visuelle. Tout le reste - les planchers et donc les appartements, les volumes, les escaliers, la tripaille - est jeté en pâture aux bulldozers. [...] Bref, cela permet d'augmenter les surfaces de plancher. Cela permet encore de s'abriter derrière une pratique pseudo-conservatrice qui, en réalité, détruit au scalpel ce qu'hier on écrasait à la pelleteuse. Le façadisme abouti, sous couvert de respect du passé, à assassiner des quartiers entiers. [...]"
Un peu comme dans les décors de cinéma somme toute ... la ville comme un décor de spectacle et non comme un espace de vie ... un film : chantons sous la pluie et son danseur de claquettes sur les pavés disjoints ...
La vie est un spectacle ...
Quoique ...










