jeudi 1 mars 2007
LC

Crédit Lafarge. Clic sur l'image
S'il est bien un personnage dont parler en bien est parfois périlleux, c'est de Le Corbusier. Dans l'imaginaire collectif, il est tenu pour responsable de la tristesse du bâti de banlieue et du bétonnage de toute la planète ou presque. Pourquoi cette image ? Je l'ignore, d'autant qu'il est facile de la démonter à la lecture de n'importe lequel de ses ouvrages. Rationaliste, certes, mais des rationalistes qui mettent à ce point l'homme au centre du projet, soit ce ne sont plus des rationalistes, soit, s'ils en sont, je veux bien l'être aussi !
Quant il n'est pas considéré comme un diable, il est vu comme un génie. Et c'est peut-être cette image-là qui est la plus pernicieuse : elle permet de ne pas nous remettre en question. De ne pas se dire qu'il travaillait plus, mieux, avec plus de foi et d'enthousiasme que nous. Il était tellement hors-norme qu'il ne s'appropriait rien, ce n'était pas la peine, il citait ses références.
Tenez, le plan libre, l'un de ses 5 points d'architecture, il ne l'avait pas inventé et il ne le prétendait pas. Il l'avait juste réinterprété, renouvellé, réadapté. Les fermes du Jura de son enfance avaient un plan carré sans murs porteurs. Selon le nombre de bêtes, on cloisonnait où l'on voulait sur la trame, entre la rangée de poteaux qui convenait le mieux pour répartir vaches d'un côté et famille de l'autre. Ensuite on disposait les ouvertures sur le pourtour de la ferme en fonction des besoins (la famille a en principe davantage besoin de lumière que les vaches, quoique ...) et des contraintes thermiques. Et si l'exploitation s'agrandissait ou diminuait, on remodifiait l'emplacement des cloisons en fonction des nouveaux besoins ... la durabilité avant l'heure en somme ... et l'honnêteté intellectuelle de le Corbusier toujours ... je veux bien l'être aussi !
ad : où je veux en venir ? Bof, nulle part à vrai dire. Je me demande ce qu'A. Warhol et LC penseraient de la blogosphère s'ils étaient toujours vivants.
" Dans le futur : tout le monde aura son quart d'heure de célébrité " Andy Warhol.
A plus tard !
vendredi 19 mai 2006
Journées de la maison contemporaine
Les Journées de la maison contemporaine ont lieu chaque année.
Je vous en avais déjà touché un mot dans un précédent billet. Elles se dérouleront sur deux week-end : les 9, 10, 11 et 16, 17 et 18 juin.
Des habitants vous ouvriront gracieusement leur maison et vous la feront visiter avec l'architecte qui l'a conçue et réalisée. Vous pourrez leur poser toutes les questions que vous désirez sans oublier celle des coûts !
Dans toutes les régions de France, et même en Belgique et en Suisse, ce type de visite sera organisé. Il suffira de s'incrire à l'avance ici dans quelques jours.
Ces visites ne vous engagent à rien, bien sûr, mais vous permettent d'appréhender une maison d'architecte sous toutes ses facettes. Quelques visiteurs ont bien voulu témoigner ici de leur expérience à ce sujet.
Bonnes visites !
mercredi 17 mai 2006
Leonardo da Vinci
Vous connaissez le code, bien sûr. La Joconde, oui ! Mais .... Léonard de Vinci n'est pas que cela !
Gaudi attendra (je sais Doriannn, ça fait longtemps que Gaudi attend), l'actualité c'est Leonardo ... l'architecte, en ce qui me concerne !
Il y a longtemps dans une brocante, j'ai trouvé ce livre, malheureusement épuisé !

Références exactes voir ici
Vous connaissez bien sûr l'homme de Vitruve, devenu l'emblème d'une agence de travail temporaire (je n'ai jamais compris pourquoi ils avaient choisi cette image pour les représenter d'ailleurs, mais Bof, comme dirait Johnny English). Il matérialise la " Divine Proportion " autrement la " Beauté ". L'homme au centre du projet somme toutes : on n'a pas fait mieux depuis.
Remarquez que Léonard " l'urbaniste " (anachronisme du vocabulaire, je vous l'accorde) projettait la ville d'Imola dans un cercle : l'homme et la ville, même proportion ...
L'homme et l'architecture, même proportion aussi, comme en témoignent ses codex : la tête humaine s'incrit dans le chapiteau, la colonne a une hauteur proportionnelle à celle de l'humain ...
Et enfin l'analyse de la scénographie de la Cène : toujours l'architecte qui surgit derrière le peintre ...
Quant au reste, c'est du ressort du roman.
Quoique ...
mercredi 10 mai 2006
Pierre Koenig ou Bérulle ?
Il y a un moment, je vous avais parlé d'une honteuse passion (j'en ai beaucoup d'autres). Cela m'a d'ailleurs valu des bannières de pub pour des voyages aux Antilles (héhé, bernés, il ont cru que j'écrivais à propos du columbo comestible, cet espèce de curry fabuleux que l'ont cuisine dans les îles ... digression, ça n'a rien à voir ... c'est bête un moteur quand même ...).
J'en viens au fait : voici en couleur la Case Study House n°22 de Pierre Koenig : y'a pas à dire, il y a des sites qui savent choisir leur page d'accueil. Je vous épargne la devinette de la ville qui est au pied de la maison : c'est Los Angeles. Columbo est caché derrière l'arbre, vous le voyez ?
Allez-y donc là, les Grenoblois, juste à côté du pub, de la casa machin à tapas (me rappelle plus du nom) de l'ancien palais de justice, bref, y'a de quoi faire dans le quartier avant ou après. Et restez un moment sur le pont suspendu : vous sentirez les oscillations de la ville, même si vous n'avez bu que de l'eau (tenez-vous au milieu du pont) ...
Ne me remercie pas de te faire de la pub Mireille ... tu le mérites ...
Quoique ...
dimanche 19 mars 2006
Journées de la maison contemporaine en juin
Si vous n'avez encore rien prévu pour les week-end des 9, 10 11 et 16, 17, 18 juin, voici une manifestation sympa et conviviale.
Afin de faire connaître au public les possibilités offertes en terme de construction d'habitat individuel contemporain, chaque année, à la même époque, des maisons sont ouvertes gratuitement à la visite du public. Moyennant une inscription préalable, les habitants et l'architecte qui a conçu et réalisé leur habitat, expliquent aux visiteurs l'histoire de leur projet et la façon dont ils le vivent au quotidien. Aucune question n'est laissée en suspens, et surtout pas celle des coûts.
Une bonne façon de remettre sur le tapis quelques idées préconçues comme celle, relayée par les bâtisseurs, qui consiste à dire que faire appel à un architecte pour construire, coûte beaucoup plus cher.
La liste des maisons à visiter par région n'est pas encore définie au jour d'aujourd'hui, mais dès qu'elle sera publiée, je ne manquerai pas de vous faire connaître le lien qui y mène.
Bon Week-End !
Pour le jeu " l'imagination culinaire au pouvoir " les règles sont simplifiées pour que ceux qui ne trouvent pas le produit puissent néanmoins participer ! Voir ici.
mercredi 15 mars 2006
L'archichic archichiqué ...
Impossible de résister au plaisir de vous faire lire ce texte trouvé ici. Il est vraiment trop tordant !
Il est publié tel quel, excepté les photos que j'ai retirées et que vous trouverez dans l'article original auquel mène le lien ci-dessus, et excepté la couleur et les [chiffres] que j'ai rajoutés là où c'était trop drôle !
> aROOTS a remarqué que de nombreux architectes ne savaient pas s’habiller [0] alors qu’ils savaient parfaitement habiller leurs édifices. Faisons un premier point sur la mode de l’architecte d’aujourd’hui.
> L’architecte se doit d’être présentable face à des clients, des élus, des étudiants. Avoir une bonne présentation permet en outre d’avoir l’air "correct" malgré une nuit blanche [1]. Les vêtements tendent à effacer la fatigue de l’architecte. Pour l’architecte, évitez les costumes bon marché, qui risqueraient fort de le confondre avec l’élu local [2]. L’architecte se doit d’être reconnaissable au premier coup d’oeil. Hormis le côté sombre et le cliché de l’architecte qui s’habille toujours en noir, aROOTS vous montre qu’un architecte peut s’habiller d’une manière toute aussi élégante.
> La veste de l’architecte est toujours bien coupée et originale. Ce n’est pas le haut d’un "smoking" mais une veste esthétique et confortable, qui permettra à l’architecte d’avoir toujours l’air "habillé"[3].
> Un pantalon bien coupé est de rigueur, mais évitez les pantalons à pince [4]. Si vous voulez paraître plus jeune, vous pouvez aussi opter pour un jean délavé (bien à la mode actuellement) qui va contraster avec la veste et la mettre en valeur.
> Ajoutez à cela des chaussures, très importantes pour l’architecte [5], elles doivent être confortables, car l’architecte est un homme [11] qui bouge constamment.
> Rajoutez à cet ensemble les accessoires quasi-indispensables à l’architecte.
> L’écharpe. L’architecte est un penseur [6], ou du moins il le revendique hautement. Dans ce sens, l’écharpe souligne et met en valeur la "tête" de l’architecte, et de surcroît son côté intellectuel. Préférez des écharpes longues et larges qui autour de votre cou, vous donneront un sentiment de puissance et d’assurance [7].
> Enfin le téléphone portable, l’accessoire indispensable pour l’architecte d’aujourd’hui qui désire communiquer partout où il est. Préférez les téléphones solides et fonctionnels. La possibilité d’avoir un agenda éléctronique intégré s’avèrera très intéressant pour y fixer vos nombreux rendez-vous et gérer votre planning
> Voilà vous êtes équipé pour ressembler à un véritable architecte des temps modernes [8]. Un dernier petit conseil : l’habil [9] ne fait pas le moine, donc ce n’est pas parce que vous serez vêtu ainsi que forcément vous serez un meilleur architecte, mais qui sait, cela pourrait peut être jouer sur votre motivation et votre éventuelle médiatisation [10] ?
> NDLR : Mesames [11] les architectes, ne vous sentez pas exclues, aROOTS pensera prochainement à vous. <
[0] ils vont être contents de l'apprendre ...
[1] nuit blanche pour costume noir, vive la vie en couleurs
[2] oooouuuuuuaaaaaaaahhhhhhhh ! Quelle délicatesse !
[3] pourvu qu'il le soit aussi ... habillé !
[4] c'est vrai qu'une seule pince sur un pantalon à pinces, ça risque de provoquer une grimace ! A moins que la pince soit, soit ... où, je vous le demande ?
[5] à la plage il peut se contenter de claquettes
[6] et un petit coup de brosse à reluire ... voilà pourquoi les chaussures sont importantes
[7] et vous protégeront d'un enflement intempestif de celui-ci
[8] les temps modernes c'étaient il y a longtemps ... depuis il y a déjà eu les architectes post-modernes, les architectes post-post-modernes, les ....
[9] très énigmatique cet habil pour un magasin de vêtements on-line ... la bille ne fait pas le moine, la boule ne fait pas l'architecte ? ... ou s'agit-il de l'addition à payer à l'achat de ces beaux atours ?
[10] et re-brosse-à-reluire
[11] l'architecte est un homme ou une Mesame ... késako ??? Je connaissais les dames, les madames, les mesdames, les femmes, même que parfois ces choses-là peuvent être architectes ... mais les Mesames ? Quels sont ces êtres ? Possèdent-ils une âme comme leur nom semble le suggérer ? Je brûle d'impatience de savoir quelle doit être leur garde-robe ! Je vous tiendrai au courant !
A votre avis, est-ce du premier ou du second degré ? A mon humble avis c'est du premier degré ... qu'en pensent les sociologues* ?
* viens de lire qu'un archi célèbre était habillé de gris. Archi-int gris-souris, Archi-ext noir-corbeau ? Une petitos cados ici pour ... unos vedetos. Remarque : je n'accroche même pas les vedettes à mes valises, eehh ooouuuiiii, incorruptible et insubmersible !
vendredi 3 mars 2006
Barcelone !
Sous l'immense pression du public (;-), je m'étais promise de vous parler de Gaudi. Mais, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour préparer un billet. Donc, ce sera remis à plus tard.
Mais sachez que j'ai quand même commencé à chercher à vous organiser un petit truc. Et vous savez ce que c'est internet, vous chercher quelque chose, vous tombez sur autre chose, et de fil en aiguille, vous vous éloignez, d'autres idées vous viennent, etc ... bref, tout ça pour dire que l'éééénoooorme pression publique m'a donné indirectement envie de partir à Barcelone un de ces prochain week-end de mai.
Visiter Barcelone a un avantage indéniabe, surtout quand on fréquente trop vos blogs : la Sagrada Familia en maillot de bain, ça ne se fait pas ... eeetttt donc, le test du maillot de bain en préalable est iiinnnuuutttiiillle !
Je disais : ... donné indirectement ... indirectement car je suis tombée sur un site qui m'a l'air plus que sympathique car pragmatique et pratique. Mais peut-être le connaissiez-vous déjà ?
Quant au guide, je l'ai déjà depuis un moment. C'est Casterman qui éditait cette extraordinaire collection, arrêtée malheureusement depuis. J'ai eu la chance de me procurer d'occasion tous les ouvrages qui furent édités. Des endroits à pleurer tant on s'y ennuie et on y mange mal ! Jugez plutôt : Barcelone, Rome, Florence, Londres, Prague et Vienne. Un livre sur Venise est sorti quelques temps plus tard , la collection ayant été reprise dans un autre format (moins bien) mais définitivement stoppée juste après. Il faut croire qu'elle n'avait pas son public ... et pourtant !
Les auteurs, des architectes belges renommés notamment pour leurs qualités pédagogiques, avaient parcouru ces villes carnet de croquis à la main. Ils ont effectué des centaines de dessins au trait, rassemblés ensuite par thématiques pour créer des promenades architecturales dans la ville. Plusieurs entrées sont possibles : par thème de promenade, par architecte, par période, ou par degré d'intérêt. Aucune époque n'est laissée pour compte. C'est un guide beau MAIS fonctionnel à la fois (ce qui est rarement le cas avec les beaux guides). Il permet réellement, comme le dit le titre de la collection, de découvrir l'architecture des villes. Pour les nourritures moins spirituelles, il faut certes se procurer un autre outil de conseil ... mais j'imagine qu'en l'espèce, chacun d'entre vous a de bonnes adresses de part le monde, à Barcelone ou ailleurs ...
Quoique ...
lundi 27 février 2006
L'architecture pour émouvoir
C'est la deuxième partie du titre d'un ouvrage de la collection "Découvertes Gallimard". La première partie étant Le Corbusier. Bien que cette collection soit destinée à un public non averti, l'auteur Jean Jenger n'a pas eu peur de faire fuir définitivement le lecteur potentiel à la vision de ce titre ! D'aucuns doivent même y voir une certaine provocation, ceux-là même qui rendent Le Corbusier responsable de toutes les erreurs faites au nom de l'architecture moderne, sans chercher à savoir si ses principes n'auraient pas été mal interprétés.
Justement, ces principes sont énoncés clairement dans ce livre. On y voit que l'homme est au centre du projet.
Mais la performance de l'auteur est, selon moi, d'avoir rendu l'icône humaine. Il reprend toute la biographie de Le Corbusier et détaille le parcours d'auto-formation, les rencontres architecturales et, ce qui est plus rare dans un ouvrage sur ce sujet, humaines qui ont fait de lui ce qu'il est devenu.
Pour qui ne le connait pas et voudrait le découvrir, c'est l'ouvrage idéal, rempli de photos et absolument pas rébarbatif. Pour qui le connait, il le découvrira sous un autre aspect et apprendra, à son grand étonnement, beaucoup de choses jamais écrites ailleurs.
Bref, un petit livre pour une grande surprise !
lundi 20 février 2006
L'individu de l'espèce humaine (hum hum sa moitié) est un bipède domestique*
L'architecture, on aimerait qu'elle soit toujours glamour. C'est oublier un peu vite que le centre du projet est l'homme. Et pas seulement dans l'habitat.
Mais dans l'habitat, c'est absolument évident. Est-ce pour cette raison que les architectes, tout en se plaignant amèrement que les constructeurs se soient emparés de ce marché, le délaissent ?

Jouet de chez Joueclub. Cliquez sur l'image pour vous y rendre.
Nous faisons tous plus ou moins la cuisine, ce qui implique la production de déchets. La mise ne place du tri domestique nécessite un mètre cube d'espace uniquement dévolu à cette fonction. Comme les standards n'ont pas été modifiés à cet effet, il faut bien que nous prenions ce mètre cube quelque part ! Et tout le monde ne dispose pas d'un appartement de 600 mètres carrés ...
Entre les cartons stockés, qui à la cave ou au grenier s'ils en disposent, qui sous le lit, derrière un meuble ou dans tout autre endroit non prévu à cet effet, le verre difficilement casable ou les déchets destinés à être compostés, que celui qui n'a pas un jour, exaspéré, ramassé toutes ces carcasses pour les balancer dans la première poubelle trouvée sur la voie publique, me jette la première pierre !
Régulièrement les médias nous font la morale car le tri des déchets se fait de moins en moins bien à la source. Puisque notre société affecte des normes de mètres carrés de planchers par appartement et par pièce, il serait judicieux qu'elle attribue du volume à une tâche que nous effectuons pour son bien et celui de nos enfants.
Encore des normes, me direz-vous ? Bien sûr pour certains d'entre nous, ce n'est pas nécessaire, mais pour un grand nombre, ceux qui vivent en HLM où les surfaces sont rationnalisées au cm près, c'est essentiel.
Nos élus, par la même occasion, devraient penser aux nouveaux accédants à la propriété (primo-accédants dont l'âge est de plus en plus tardif et l'endettement de plus en plus important - le prêt sur 50 ans, quel progrès ! A quand l'endettement de nos enfants avant même qu'il ne soient conçus ?). Vu le prix de l'immobilier, un mètre cube affecté à une tâche d'intérêt général, ne devrait pas être facturé au prix du mètre carré habitable !!!


Jouet de chez Joueclub. Cliquez sur l'image pour vous y rendre.
Après la poubellologie, l'hygiène. Si notre espérance de vie ne cesse de progresser (aie pour les retraites mais ouf pour la sécu ... quoique ...), c'est aussi parceque nos conditions de vie domestiques se sont améliorées. Nous avons pour la plupart un lave-linge, qui certes pollue et consomme des ressources, mais qui nous permet d'être clinquants et contribue à notre bonne santé. Bref, cet outil domestique important n'a pas toujours un espace qui lui a été réservé ! Bien souvent, on le case où on peut : dans la cuisine, dans la salle de bain, dans le garage, dans la cave ou même ailleurs. Et, il semblerait qu'il y ait sur cette planète des gens qui pensent, que les machines sont des Mary Poppins : quand le lave-linge s'arrête, le linge sort tout seul, vole dans l'air 2 sec, sèche, se plie et va se ranger bien sagement à sa place. Pensent-ils que le petit volume attribué à la machine soit bien suffisant pour la fonction ? N'ont-ils jamais vu un étendange dans une chambre, des paniers de linge pliés dans un bureau, une table à repasser dans un salon ?
Heureusement, que beaucoup d'architectes sont des femmes ... et oui, mais si elles oublient de prévoir la prise télé ... il faut penser à la paix sociale que diantre ... du pain, des jeux !!!
Quoique ...
* pour ceux et celles qui se demandent si je suis tombée sur la tête, l'explication se trouve là et la traduction est: L'ho**e (hum hum la fe**e) est un ani**l domestique
Pour les autres, je suis au regret de constater que selon la bannière publicitaire que je souhaite avoir, je dois m'auto-censurer. Je pense que ce billet va générer de la pub pour de l'électroménager. On reste donc sur ce thème aujourd'hui, si vous voulez jouer aussi via vos commentaires. Et vive l'étendage et le fer à repasser.
jeudi 16 février 2006
Faut-il pendre les architectes ?
C'est celui qui dit qui est et c'est pas moi qui l'ai dit !
D'accord, ce livre n'est pas trop dans l'actualité des sorties littéraires, mais comme un tel brûlot sur le sujet n'a plus été publié depuis ... et ne sera plus publié pendant un moment, si j'en crois mon petit doigt, autant y revenir pour enfoncer le clou dans le mur en béton armé brut de décoffrage ...
Il y a beaucoup beaucoup beaucoup de choses vraies, intéressantes, drôles, pertinentes, etc, etc, dans ce livre. Il fallait pourtant bien choisir un extrait ... et bien, je n'y arrivais pas jusqu'à la lecture du billet de thco ... Bruxelles ... ses pavés disjoints ... son habitat non adapté aux précipitations ... et ... son façadisme ...
" Le principe en est simple, il consiste à ne conserver [...] que la façade d'un immeuble par souci de continuité historique et visuelle. Tout le reste - les planchers et donc les appartements, les volumes, les escaliers, la tripaille - est jeté en pâture aux bulldozers. [...] Bref, cela permet d'augmenter les surfaces de plancher. Cela permet encore de s'abriter derrière une pratique pseudo-conservatrice qui, en réalité, détruit au scalpel ce qu'hier on écrasait à la pelleteuse. Le façadisme abouti, sous couvert de respect du passé, à assassiner des quartiers entiers. [...]"
Un peu comme dans les décors de cinéma somme toute ... la ville comme un décor de spectacle et non comme un espace de vie ... un film : chantons sous la pluie et son danseur de claquettes sur les pavés disjoints ...
La vie est un spectacle ...
Quoique ...




















